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21 juin 2006: République de bananes

Vivre au Québec signifie devoir accepter de vivre dans un régime hyper-interventionniste doublé de deux gouvernements centralisateurs forts. Peut-être, est-ce que c’est dû au triste héritage colonisé et judéo-chrétien de la majorité de devoir se soumettre à l’autorité du régime anglais et du clergé catholique. Tout fait qu’aujourd’hui, la population semble avoir problème d’autonomie (autre que le problème de la souvraineté) et a besoin que son gouvernement provincial contrôle tout pour lui. La principale conséquence est que ce gouvernement lourdement bureaucratique a de la difficulté à gérer convenablement ses programmes.

Que dites-vous du fait que ce n’est pas le ministère de l’Environnement ou de la Conservation, mais un autre organisme, Recyc-Québec, qui s’occupe de recyclage et de consigne dans la province? Celui-ci veut faire payer une consigne à la consommation pour le recyclage de CERTAINES cannettes et de bouteilles vides, tout comme les pneus d’autos et de camions, mais les bouteilles d’eau ou de jus, les pneus de bicyclette, de camions hors-normes, de chenilles de motoneige ne le sont pas. On recycle ce qui parait bien dans les sondages électoraux et non le recyclage du produit et de la matière en soi. Pouvez-vous me dire la différence entre une bouteille de 16oz de cola Pepsi (consignée) ou d’eau embouteillée Aquafina (non-consignée): même compagnie (Pepsico), même bouteille, mais deux produits, dont un n’est pas consignable. Pas fort. L’organisme peut bien donner des prix (récompenses) à des compagnies à la réputation douteuse…

Ca ne s’arrête pas là. On pourrait passer au peigne fin tout les ministères et organismes de cette machine obèse et inefficace. Par exemple, de sources sûres, on apprends que le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) refuse de faire suivre des plaintes d’insalubrité et d’inspecter certains établissements commerciaux. De quoi s’inquiéter avec tout les scandales qu’on a connu (viande avariée, vache folle, grippe aviaire…).

Et on ne parlera pas de l’état des routes. Pendant qu’il se pense un chef de file en la matière, mes observations personnelles me permettent de facilement confirmer que le Québec se classe premier (pour une fois)…pour le mauvais état de ses routes devant la Pennsylvanie et la Saskatchewan. Pourtant, les taxes sur l’essence sont plus élèvées dans cette province que partout ailleurs ou presque. Le problème est qu’en plus d’être mal dépensées, elles ne sont pas réinvesties dans les infrastructures routières, mais plutôt dans le trou sans fond du fonds consolidé du gouvernement. Les employés du Ministère des transports savent ouvertement que les entrepreneurs profitent des failles du système à leurs dépends.

Ca devient plus ridicule quand les partis politiques au pouvoir tombent dans la vantardise de dire que la province possède les meilleurs services au monde. Fierté d’avoir soi-disant nationaliser l’électricité quand on sait que de petits producteurs produisent de plus en plus d’électricité en sous-traitance (sans pouvoir la vendre ou l’utiliser eux-mêmes, mais pas produite par Hydro-Québec non plus) et quand des réseaux municipaux ne sont toujours pas été intégrés par la société provinciale Hydro-Québec. Avec les fusions forcées des municipalités, ça a formé des absurdités où l’ancienne ville de Sherbrooke est desservie par Hydro-Sherbrooke, mais les anciennes banlieues continuent de profiter des hausses de tarifs d’Hydro-Québec comme tout les autres régions.

Matière santé, le honteux gouvernement libéral de Robert Bourassa et son ministre des finances, Gérard D. Lévesque, ont coupé dans les dépenses: plus de soins dentaires ou d’optométrie. Les bienheureux bénéficiaires du Bien-Être social (ou peu comment il s’appelle cette semaine) y ont encore accès, même pas le reste de la population. Belle théorie de solidarité et de justice sociale. Quelques années plus tard, le gouvernement péquiste va créer de quoi de « vraiement utile »: une assurance-médicaments. Tous devront contribuer, s’ils n’ont pas d’assurances collectives au travail, qu’ils soient en santé ou non. Ainsi, ça occasionne que plusieurs personnes doivent payer plus cher en assurance-médicaments que le montant qu’ils consomme réellement en médicaments durant l’année.

On ne parlera pas du reste du système de santé où des hôpitaux (publics, car le privé est un gros méchant dans leur idéologie) refusent des patients qui se présentent à leur salle d’urgences; de patients cancéreux qui meurent sur les listes d’attente ou qui ont dûs être envoyés par le gouvernement québécois être traîtés à Burlington, au Vermont, en raison du manque de disponibilité au Québec; des hôpitaux qui ont des problèmes de champignons ou de bactérie C difficile ou du fait que le Québec soit la seule province à ne pas distribuer ses cartes d’assurance-maladie / assurance-santé à temps pour le début de la couverture de ses nouveaux résidents. Ce n’est pas grave ça, mais tout le monde a sa belle petite photo « fadée » sur sa carte par exemple (après un long et insipide débat sur la question). Également, on ne doit passer par dessus le fait que la province n’a pas d’entente de couverture réelle avec toutes les autres provinces et ne remboursera l’argent que vous avez dû payer hors-province qu’au taux inférieur en vigueur au Québec peu importe ce que vous avez payé ailleurs.

En conclusion, la prise de responsabilité et de risques est un concept tabou au Québec. La population préfère éviter de prendre ses responsabilités individuelles et payer plus de taxes pour se sentir artificiellement en sécurité dans des programmes sociaux mal faits que de prendre des risques et de payer occasionnellement et moins soi-même en cas de besoin. C’est une attitude tout-à-fait déplorable et encore plus pour une société visant à obtenir son autonomie politique.

18 juin 2006: Attention à la Casa Grecque

Un petit mot pour dire de se méfier des restaurants Casa Grecque. Peut-être que c’est simplement le hasard des malchances, mais il semble avoir un sérieux problème d’honnetêté ou de service dans cette chaîne de restaurants où les serveurs grognent régulièrement après les clients aussi nombreux peuvent-ils être. Vérifiez bien vos assiettes et vos factures, car ce n’est probablement pas exact à ce que vous avez demandé et au prix prévu. Il se peut que ça soit un problème de gérance dans les différences franchises, mais le problème semble partir plutôt d’en haut au siège social. NON-RECOMMENDÉ.

16 juin 2006: Pays bilingue

Pays bilingue. Au Canada, on sait qu’il s’agit d’une théorie utopique de l’ère Trudeau et que le service bilingue n’existe que dans certains bureaux du gouvernement fédéral et quelques régions qualifiables de villages gaulois (ex: St-Boniface, Manitoba). Celà, même si la capitale fédérale de ce pays n’est pas réellement bilingue et que certains anglos cherchent toujours à corriger la chose pour afficher clairement que c’est une « speak white city » sans réaliser qu’ils donnent des arguments aux séparatistes québécois.

Aux États-Unis, l’administration Bush essaie actuellement de créer des peurs avec la menace hispanique qui metterait en danger leur petit monde WASP autour d’eux. Bel exemple pour un pays fondé sur la liberté par des colons, qui se sentant persécutés pour leur liberté de pratique religieuse de l’autre côté de l’océan, sont venus s’établir en Amérique. Probablement que la croissance de la communauté latino aux États-Unis, le manque de sujet pour détourner l’attention de sur leurs erreurs de gouvernance et le fait que le président actuel semble avoir de la difficulté pour réussir à dire simplement quelqu’un chose de façon intelligente dans une seule langue peut expliquer la chose. On comprends que la machine américaine a besoin de créer un ennemi pour fonctionner (ex: couronne britannique, communistes, terroristes, latinos…), mais il faut pas tomber dans le ridicule et toujours créer de nouveaux problèmes plus grands. Vite, chers Républicains, réssusitez les chasses aux sorcières de l’ancien sénateur McCarthy, vous êtes dejà sur la bonne route.

Toutefois, il semble exister une intolérance également chez les francophones du Québec. L’Office de la langue française du Québec semble souffrir d’anglophobie. On semble ne pas accepter l’idée qu’un même mot puisse se dire en anglais et en français, plutôt on va préférer inventer un mot bidon que personne ne dira ailleurs que dans la belle province. Donc, si un mot peut se dire en anglais (ex.: email, t-shirt, spam), il faut employer un terme en français (ex: courriel, gaminet, pourriel). Ca ne s’arrête pas là. Si une expression a le malheur de pouvoir être traduite littéralement (ex: vente-trottoir vs sidewalk sale), il faut recommender quelque chose d’impertinent (ex.: braderie). Connaissez-vous beaucoup de municipalités nord-américaines qui annoncent faire des braderies?