Attention, peinture fraîche (ou qui devrait l’être)

Après l’ancienne SD50F du CN dont il aurait probablement été préférablement de ne pas repeinturer, cette SD70 d’Union Pacific (lien), la 6341 démontre tout à fait le contraire.

Même si l’apparence ou la peinture des locomotives n’est pas ce qui empêchent ces dernières de rouler ou qui permettent de produire des revenus aux chemins de fer, certains diront qu’elle sont le reflet ou l’image de la compagnie. La UP 6341 et deux consoeurs sont présentement en direction de l’usine d’Electro-Motive Diesel à London pour faire parties d’un programme de reconstruction et effecturont probablement une visite à l’atelier de peinture par la suite.

Par ailleurs, dans la perspective de bonne image corporative et de tradition, Iowa Interstate a justement annoncé la semaine dernière qu’une des deux prochaines ES44AC qu’il va recevoir, la 513 sera peinturée dans un design spécial en hommage à son prédécesseur, The Chicago, Rock Island and Pacific Railroad.

Mieux connu comme le Rock Island, puis The Rock dans ses dernières années, Iowa Interstate a hérité de sa ligne principale. Le Rock Island est mort dans le délabrement en 1980 après sa troisième faillite et après une fusion avortée avec Union Pacific. Encore de nos jours, certaines locomotives et wagons ont un passé qui remonte à cette entreprise dont Abraham Lincoln a dejà pris sa défense en cour dans sa carrière d’avocat avant de devenir président des États-Unis.

Question de peinture
Il n’y a pas que certaines locomotives du CN comme celle-ci qui démontrent un grand besoin de peinture, la 6341 d’Union Pacific est un autre bel example.

Charlevoix: encore des coups durs

Le projet de train touristique entre la Vieille-Capitale et le complexe du Massif dans Charlevoix continue de prendre de l’importance, puisque les coups durs continuent de s’abattre sur le milieu industriel de la région. Ces épreuves s’ajoutent à celles qui éprouvent le sort de l’ancienne filiale de la Société des chemins de fer du Québec (SCFQ) qui tourne déjà très au ralenti ces mois-ci.

Un important client du chemin de fer, AbitibiBowater, a annoncé la fermeture d’un durée indéterminée de son usine de Beaupré et d’une de ses deux machines à papier journal à ses installations de Clermont. C’est 560 emplois au total, dont l’ensemble des 340 à Beaupré, qui pourraient disparaître de façon permanente, s’il n’y a pas de reprise à ces usines. AbitibiBowater vit présentement de sérieuses difficultés économiques et ces conditions se reflètent dans ses usines.

Et la SOPOR à Baie-Comeau

De l’autre côté de la rivière Saguenay, la SOPOR à Baie-Comeau vit aussi le même genre de réalité économique, mais avait minimisé sa baisse de volume en 2007 par rapport à ses prévisions pour l’année. Le milieu des ressources primaires est toujours difficile, mais le chemin de fer a profité d’une certaine augmentation des expéditions de l’aluminerie Alcoa et de l’ajout d’un nouveau client.

En 2008, il a inauguré des nouvelles installations, incluant un centre de tranbordement, dans le parc industriel de la ville et a mis la main sur le contrat de la scierie Arbec de Port-Cartier que detenait le chemin de fer charlevoisien à son centre de transbordement de Clermont. L’entreprise de Port-Cartier ne garde aucun inventaire à ses installations et fait transporter l’équivalent d’environ 1000 semi-remorques sur la route 138.

Outre le fait que le CN a repris le contrôle du traversier-rail et de son principal partenaire sur la rive-sud (le CFMG) qui permettent de la relier au réseau nord-américain, l’actualité a été tranquille pour la SOPOR en 2009.

Gaspésie: achat de deux locomotives

Le chemin de fer de la Gaspésie a fait l’acquisition de deux locomotives des mains du CN. Ce dernier a racheté il y a quelques semaines une partie de ses anciennes lignes qu’il avait cédé à la Société des chemins de fer du Québec (SCFQ) il y a une dizaine d’années et qui compose l’essentiel du réseau de l’est du Québec.

Selon l’article du quotidien Le Soleil, il s’agit de « deux locomotives semblables à celles-ci [la photo montre la RS18 1867] » et le CN a demandé de ne pas dévoiler le montant de la transaction. Le chemin de fer de la Gaspésie est la propriété des muncipalités entre Gaspé et Chandler où circule son tronçon.

En février dernier, le chemin de fer et ses partenaires, dont Via Rail, ont participé à un voyage d’essai dans le but de développer un train touristique associé à un quai de navires de croisières à Gaspé. Sommairement, il s’agit de développer un produit similaire à ce qui se fait actuellement en Alaska. Selon l’article du Soleil, les deux locomotives pourraient servir à tirer un tel convoi.

La scène ferroviaire québécoise et du monde du transport en général